Boîte de réception
Fabien Verdier : « Avant de vouloir gouverner la France, j’ai appris à gouverner une ville »
Parmi les sept candidats actuellement déclarés à la primaire de la gauche socialiste et démocratique, Fabien Verdier est le seul à avoir exercé les fonctions de maire. Maire de Châteaudun et Président du Grand Châteaudun de 2020 à 2026, conseiller municipal de 2014 à 2020 et de nouveau depuis 2026, il revendique cette expérience comme l’un des fondements de sa candidature.
« J’ai été maire. Et cela change profondément la manière dont je conçois la politique. Être maire, c’est être confronté chaque jour au réel. Quand une école rencontre un problème, qu’un commerce ferme, qu’un médecin manque, qu’une entreprise veut s’installer ou qu’une famille vient vous voir parce qu’elle ne trouve plus de solution, on ne peut pas se contenter d’un discours. Il faut agir, décider et rendre des comptes.
À Châteaudun, j’ai exercé cette responsabilité pendant six ans. Santé, services publics, développement économique, logement, mobilités, transition écologique : j’ai mesuré chaque jour ce que les habitants attendent de l’action publique, de son besoin d’efficacité, mais aussi les grandes difficultés auxquelles les élus locaux sont confrontés pour leur apporter des réponses.
Cette expérience nourrit aujourd’hui ma candidature. Ce que je propose, je l’ai d’abord pensé depuis une mairie.
J’ai aussi appris qu’entre une décision prise à Paris et sa réalité sur le terrain, il y a parfois un monde. Je veux réduire cette distance. Je veux que l’État fasse davantage confiance aux élus locaux et qu’il entende mieux la voix des petites villes, des villes intermédiaires, des villes sous-préfectures, des ruralités et des terroirs.
C’est aussi pourquoi je propose que 20 % des membres du Gouvernement soient issus de maires de ces terroirs. Leur expérience de l’action publique, de la décision et de la responsabilité doit retrouver toute sa place au cœur de l’État.
Je veux porter cette culture du concret au niveau national. Parce que la politique n’a de valeur que lorsqu’elle change réellement la vie des gens. Qu’elle obtient des résultats. Qu’elle est efficiente. »